CHAPITRE 1 :
Le 31 octobre. C’est ce jour-là ma vie a changé. Il paraît que, lors de notre vie, il y a toujours un choix à faire, une solution à un problème, une porte de sortie. Peut-être que je n’ai pas fait le bon choix…Peut être. Quelque chose que la vie a oublié : le passé est irréversible. De toute façon, que suis-je devenue ? Rien, pour moi et pour tout le monde. Mon histoire me fait pleurer sans compter dès que j’y repense, pas forcément de tristesse.
CHAPITRE 2 :
C’est la nuit du 8 que tout a basculé. Cette nuit-là, une pleine lune haute dans le ciel et ténébreuse comme la mort se dressait au milieu des mille et une étoiles qui scintillaient. C’était une fête, je devais m’y rendre avec mes amies, des amies proches de moi. Mais bien sûr, moi, je me retrouvais vite seule, car mes amies restaient avec leurs « âmes sœurs » comme elles le disaient si bien. Je n’en ai pas, je pense pas avoir rencontrer une seule personne que j’ai aimé, c’est peut-être pas mon truc, tout simplement. Bref minuit sonna, et là, devant moi semblait venir une apparition, une silhouette…
CHAPITRE 3 :
Une apparition ! Dans la lumière ! Etait-ce un ange pour m’emmener loin d’ici ? Une amie qui penserait moi ? Non c’était juste un inconnu qui venait me parler, comme si j’avais besoin de ça. Après quelques mots échangés, je sus que cet inconnu s’appelait Michel, il était sympa et assez mignon. Nous partîmes boire un coup après cette brève discussion, je bus de l’alcool et lui aussi mais c’est après quelques verres qu’il commença à changer de comportement ça ne devait sûrement pas être les premiers verres de la soirée…
CHAPITRE 4 :
Michel commençait à faire des blagues stupides et à me coller. Ceci dura toute la soirée, la fête terminée, j’étais pressée de rentrer chez moi. Michel voulut me raccompagner mais comme il n’était pas dans un très bon état, je refusai. Il insista. Là, une de mes amies commença à m’avouer que Marie, une de mes amies qui nous avait conduit à la fête, avait quitté la soirée il y a 2 heures, prétextant être malade. J’étais donc coincée et je décidai de me faire raccompagner par Michel. Après quelques minutes, Michel coinça son volant avec ses genoux pour se retourner vers nous et nous dire qu’il avait besoin de nous pour renter dans son appartement. « C’est vrai qu’il risque de chercher la serrure longtemps » me dis-je. Mais lorsque Michel reprit le contrôle du volant, il s’amusa à faire tourner la voiture dans tout les sens et à accélérer mais lorsqu’il aperçut un arbre à une vingtaine de mètres, il se cacha les yeux pour l’éviter, moi et mon amie, terrorisées essayèrent de récupérer le volant du véhicule. En vain, je me couchai derrière le siège avant en pleurent et m’évanouis.
CHAPITRE 5 :
Les couloirs blancs étaient terriblement long, comme une vallée dont on ne voit pas le bout. Je marchais, marchais et enfin, j’arrivais devant une porte haute. Je restais au moins cinq minutes devant cette porte. Mon amie qui allait sûrement mourir dans la salle d’à côté avait sûrement été ma meilleure amie, je l’avais connu à 6 ans, à ma entrée au cours préparatoire, sans amies, elle m’avait abordé. Elle m’avait toujours soutenu dans ma vie et m’avait toujours poussé à aller au plus loin de moi-même, c’est grâce à elle que je suis aujourd’hui une femme de 19 ans qui a fait des petites études mais qui a un travail. Ce travail, c’est même elle qui me ‘avait trouvé et, malgré qu’elle pouvait le prendre grâce à ses compétences, me le céda. Enfin, j’inspirai profondément et ouvrit cette porte, derrière la mère de ma meilleure amie pleurait toute les larmes de son corps. Je m’assis près de ma chère amie et mes larmes commencèrent à couler, sans que je puisse me contrôler puis je lui chuchotai "Désolée, notre amitié sera éternelle", elle me serra la main et me dit : "Ne pleure pas, ça ne te va pas, souris plutôt, ça me ferai plaisir." Sa mère pleura de plus belle mais moi, je lui serrai encore plus fort sa main, et lui sourit. Elle me sourit à son tour. Un souffle d'espoir rejaillit en moi mais sa tête bascula sur le côté et ses yeux se fermèrent. C'est ainsi que j'ai vu partir ma meilleure amie, celle qui m'avait donné tant d'instants de bonheur, de père, d'amitié, elle avait disparu sous mes yeux. Je lâchai sa main et pleurai dans les draps blancs qui entourait son corps. On l'enterra 3 jours plus tard.
CHAPITRE 6:
Le cercueil de mon amie s'enfonçait dans le trou où avait été creusé sa tombe. C'est là que je priai pour qu'elle reste en paix car elle le méritait. De retour chez moi, le téléphone retentit, c'était ma mère : "ça va ma petite?
- Non pas vraiment je reviens de l'enterrement.
- Ah…encore désolée de n'avoir pas pu venir.
- C'est rien menti-je.
- Au fait, j'ai quelque chose à te dire, j'ai décidé de divorcer."
CHAPITRE 7 :
Eh oui…ma mère divorçait. Elle m'expliqua ensuite que c'était à cause de mon père qui l'avait trompée avec une de ses élèves. Mon père était professeur de français et sa maîtresse avait 16ans, l'âge moyen des élèves de sa classe. En fait, je m'y attendais un peu, mais le fait d'entendre dire que ma mère allait divorces m'avais secoué. Mon père et ma mère ne se parlaient déjà plus l'an dernier, quand j'ai quitté la maison. Je m'étais toujours dit que mon père allait faire une bêtise et que je soutiendrais ma mère. Enfin, j'appris par cette dernière que j'allais assister au tribunal qui jugerait mon père pour détournement de mineur, ce pourquoi ma mère avait porté plainte dès qu'elle connut leur relation.
CHAPITRE 8 :
Je suis là, à écouter un avocat qui défend ma mère, et un autre qui le fait pour mon père. J'étais là pour assister, mais à chaque fois que l'avocat de mon père parlait en son nom, j'avais l'impression que mon père m'avait trahi. Trahi de mon cœur à mon âme. Je commençais à le haïr car je savais qu'il avait fait du mal à ma mère qui cachait encore son amour pour lui. Car ma mère n'avait jamais cessé d'aimer cet homme, mon père. Il ne me restait donc que ma mère. Soudain, une adolescente prit la parole. D'une quinzaine d'année, elle pleura en avouant qu'elle ne savait pas que mon père était marié et que c'était lui l'obligeait à avoir une relation avec lui depuis 2ans; elle avait donc 13-14 ans au début de leur histoire. Elle éclate ensuite en sanglots puis repartit. Mon père me dégoûtait, je te haïs toi, mon père, je ne veux plus jamais te revoir. Mais après la déclaration de la jeune fille, les avocats se battaient de paroles tellement qu'on aurait dit des pies qui piaillaient. L'un niant les faits, l'autre qui dévoilait toutes ses pièces à convictions, des photos, des mots et pleins d'autres…
CHAPITRE 9 :
Finalement, ma mère gagna le procès, et mon père le droit de se reposer quelques temps en prison. A la sortie, je vis ma mère qui pleurait et qui m'avoua que malgré tout elle m'aimait encore celui que je n'osai plus appeler mon père. D'habitude, je me confiais à mon amie mais maintenant, je ne pouvais plus la voir ni l'appeler; je tomberais sur sa messagerie éternellement.
CHAPITRE 10 :
La semaine suivante passa très lentement. Voyant ma déprime, le directeur de l'entreprise où je travaillais me convoqua. C'était un gros homme du nom de Malouh, brun avec des yeux sévères. Il me faisait comprendre que je devais remonter la pente car ma place était compromise. En bref, il y avait une partie de l'entreprise qui avait arrêté de fonctionner, donc il y avait trop d'employés. Il ne m'a pas avoué mon revois mais la boite ne pouvait plus me garder si je ne me ressaisissais pas.